Joanne

Joanne

D'où viens-tu ?

De partout : née en Seine-Saint-Denis, j'ai fait ma crise d'ado dans un petit village du fin fond de l'Auvergne, puis je suis arrivée à Grenoble en 2008 pour des études de psycho - que j'ai ensuite envoyées bouler pour écrire des romans.

Pourquoi Tête au Cube ?

"Pourquoi pas ?" serait plutôt ce qui m'a conduite vers Tête au Cube. J'avais envie de faire du théâtre, vaste projet. Je ne savais pas à quoi m'attendre, ni de quoi je serais capable, puis j'ai tenté le cours d'essai et j'ai accroché tout de suite à la démarche : création libre, esprit de groupe, registres variés... En bref, je me suis sentie bien. Si bien qu'un an plus tard, me v'là dans la troupe !

Sans texte, pendant 1 h, pas de craintes ?

Avoir un texte et l'oublier, elle est plutôt là l'angoisse, non ? [rires hystériques du public]. Plus sérieusement, l'absence de texte, c'est se lancer sans filet - flippant, bien sûr. Mais aussi libérateur. Avec un peu d'audace, on peut modifier la direction que prend une scène, voire la pièce entière. Et comme tous les comédiens sont audacieux, le résultat est souvent fort et inattendu. Plutôt chouette, non ?

Un instant à partager ?

Première expérience de scène : moi, grosse névrosée, je m'attendais à être figée devant le public, les gouttes de sueur qui perlent sur le front, et à tomber dans les pommes (on anticipe toujours le meilleur). Finalement, quand on joue, y a un déclic. On se surprend à s'oublier, à se surprendre, et le temps passe à une vitesse folle. Mais le mieux, c'est l'après spectacle. T'es lessivé, tu te promènes dans le public en faisant semblant de ne pas tendre l'oreille, puis t'attrapes des bribes genre : "c'était hyper drôle ce qu'elle a fait, la meuf-là, tu sais, l'autre-là..."

Une question que tu aimerais te poser pour finir cette interview (et la réponse) ?

Je vous laisse inventer la question, c'est mieux.

Mais la réponse est sûrement "le chiffre 3".

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